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EXPRESSIONS

Numéro 23 / Novembre 2004.

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Philippe Guillot, Éditorial, pp. 3-10

HOMMAGE À BERNARD JOLIBERT
philosophe de l'éducation,
auteur dramatique, poète et musicien...

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Michel POUSSE,
Adiu Jolbert, pp. 15-21

Télécharger Jean LOMBARD,
Pensée de l'éducation, aventure philosophique...
Quelques remarques à propos de philia et philosophia, pp. 23-33
Les phénomènes qui affectent l’école – avancées du pédagogisme, subversion de la culture par l’hégémonie médiatique et de l’éducation par la dérive libérale – ne favorisent guère la demande de philosophie de l’éducation. Aussi celui qui l’enseigne peut-il plus que jamais apparaître, selon une image platonicienne, comme un pilote sur un bateau ivre. Comment il lui est néanmoins possible de défendre, dans ce contexte, une rationalité éducative est de réaffirmer la place du philosophe comme opérateur intellectuel de la cité, c’est ce que montre l’action de Bernard Jolibert au service de la pensée de l’éducation et de l’aventure philosophique dans sa diversité…
Télécharger Bruno BARTHELMÉ,
La défense des savoirs scolaires, pp. 35-39
Défendre les savoirs scolaires, c’est rappeler qu’ils ne sont pas des savoirs au rabais, mais que leur caractère rationnel peut seul pleinement justifier que la mission de l’école est d’élever l’élève pour en faire un citoyen critique et responsable. C’est aussi nous avertir que les problèmes éducatifs les plus actuels, d’autorité des maîtres, de motivation des élèves, d’éducation à la citoyenneté… comme les pseudo-solutions qui leur sont trop souvent apportées, sont induits par une approche qui ne reconnaît plus en eux que le sens psychologique propre aux apprentissages scolaires.
Télécharger Yves LORVELLEC,
Un philosophe polémiste, ou la vigilance de la raison, pp. 41-50
Une part importante des écrits de Bernard Jolibert est consacrée à la polémique avec l’idéologie pédagogique contemporaine. Remarquables de clairvoyance sur le fond, ces textes témoignent aussi d’une pratique exemplaire d’un genre philosophique considéré, à tort, comme mineur. Passion, générosité, foi en la raison en sont les traits dominants.
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Bernard VANDEWALLE,
Les figures philosophiques du maître, pp. 51-64
Freud, dans une célèbre affirmation, associait trois métiers jugés impossibles : gouverner, soigner et éduquer. C'est une comparaison systématique de ces trois pratiques qui est proposée ici dans le but d'analyser la spécificité de la figure éducative du maître. Le maître, dans le champ éducatif, a pour vocation de donner des outils cognitifs à son élève pour apprendre et non de soigner ou de gouverner au sens politique du terme. Reste que la comparaison de la pédagogie avec la médecine et la politique est particulièrement éclairante. Une analyse de la question pédagogique du maître ne peut faire l'économie d'une réflexion sur le pouvoir.

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Philippe GUILLOT,
À la Réunion, une école de la réussite pour qui ?, pp. 65-80

À la Réunion comme ailleurs, tous les élèves n'ont pas les mêmes chances de réussir leurs études. Ce bref article met en valeur l'importance, dans la réussite scolaire, du milieu social d'origine, de l'école élémentaire et des choix d'orientation effectués par les intéressés et leur famille.

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Marie-Françoise BOSQUET
Une pédagogie de l'amour : l'exemple du théâtre de Bernard Jolibert, pp. 81-97
Bernard Jolibert, professeur en sciences de l’éducation, développe, dans les trois comédies qu’il a écrites, ce qu’on pourrait appeler une pédagogie de l’amour : il s’empare des formes théâtrales des XVIIe et XVIIIe siècles, de la commedia dell’arte en particulier, pour éveiller, tel un nouvel Augustin… libertin, la conscience du lecteur ou du spectateur à une vision transgressive du jeu de l’amour et de la liberté : la légèreté de la parodie introduit un décalage critique qui construit avec impertinence une « agréable éthique », selon l’expression de l’auteur.

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Gilles FERRÉOL
Bernard, Jo, Georg et les autres, pp. 99-100

Télécharger René AUDRAIN,
Bernard Jolibert musicien, p. 101
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Textes récents de Bernard Jolibert
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Science et religion chez Auguste Comte, pp. 105-121 
La pensée du fondateur du « positivisme » et de la « sociologie » se trouve au cœur d’un conflit qui est encore le nôtre aujourd’hui : celui de la science et de la religion. Du point de vue de l’évolution des sociétés, les hommes parcourent une longue trajectoire qui les mène de l’égoïsme brutal vers une sociabilité élargie où l’altruisme doit l’emporter dans une véritable « religion de l’Humanité ». Du point de vue strictement intellectuel en revanche, cette même histoire positiviste n’est autre que celle de l’érosion des interprétations fétichistes, théologiques et métaphysiques, interprétations absolues désormais dépassées et qui doivent laisser la place à une conception scientifique de l’univers, relative et rationnelle. Comment ces deux points de vues sont-ils pensables ensemble ? Peut-on en même temps condamner la théologie et inventer une nouvelle forme de religion ? Le pari d’Auguste Comte consiste à tenter de mettre en place un lien social original conservant des anciennes religions leur pouvoir fédérateur et qui, en même temps, soit compatible avec les sciences qui progressent à pas de géants en ce début de XIXe siècle. Loin du « scientisme » qu’on lui reproche, c’est à l’idée de rendre un culte à l’Humanité elle-même, non à la science essentiellement relativiste, que renvoie le fondateur de la « religion positive. »

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La laïcité, pp. 123-137 
Au cœur des conflits idéologiques qui traversent le champ social contemporain, il est des termes qui réveillent de vieilles querelles religieuses : laïcité, neutralité, cléricalisme sont de ceux-là. Dès qu'on les prononce, on se voit immédiatement soupçonné d'appartenir à l'une des catégories en lutte : celle des anticléricaux ou celle des partisans d'un retour à la théocratie. La réalité, fort heureusement, est moins manichéenne. À côté du laïcisme combattant et de l'intégrisme multiforme, il reste possible de concevoir l'idéal laïque comme un outil de paix sociale dans un univers politique multiconfessionnel. Quelles sont l'origine et la signification première du terme « laïque » d'où le dix-neuvième siècle a tiré le substantif « laïcité » ?

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L'autorité et ce qu'elle n'est pas, pp. 139-154
Pour comprendre la crise à la fois sociale et éducative que nous traversons, chacun aujourd’hui en réfère à « l’autorité », soit pour en déplorer l’effondrement, soit, au contraire, pour la fustiger comme survivance provocatrice d’un pouvoir paternaliste archaïque. Avant de trancher de manière aussi nette, il faudrait peut-être commencer par se demander de quoi on parle. L’autorité est-elle la même chose que la puissance, le pouvoir ou la simple force ? C’en est probablement tout le contraire. Sur quelle forme de relation interhumaine cette aptitude particulière à obtenir de quelqu’un un comportement sans avoir besoin de faire appel à la menace ou à la violence repose-t-il ? Cette relation originale est-elle néfaste ou utile à l’établissement de cette « autorité sur soi-même » qui caractérise la personne responsable, objectif ultime de toute éducation morale ? L’urgence de la crise – mais après tout est-elle si nouvelle ? – n’interdit pas de se poser la question, au contraire.

Télécharger Disserter, pour quoi faire ?, pp. 155-175
La dissertation, exercice scolaire et universitaire redouté, appartient aujourd’hui à un genre pédagogique de plus en plus contesté. Favorisant les plus favorisés, difficile à évaluer objectivement, formaliste dans son déroulement, elle fabriquerait des êtres à l’intelligence stéréotypée. Surtout, la dissertation serait coûteuse financièrement car lourde à organiser et délicate à corriger dans les examens et concours, tant publics que privés. Si ces traits à charge sont parfois justifiés lorsque la dissertation se caricature elle-même en procédure mécanique et conventionnelle, il ne faut pas oublier que cet exercice reste avant tout formateur de la pensée. Une idée ne vaut rien en elle-même ; elle n’a de sens que reliée à d’autres qui l’éclairent et lui confèrent sens et valeur. En obligeant à organiser ses idées, à les formuler en fonction d’un problème défini et sous une forme argumentée cohérente, en invitant à préciser les concepts pertinents à la question posée, la dissertation reste, en dépit des difficultés qu’elle soulève, l’exercice formateur de la pensée organisée où chacun peut faire l’épreuve de sa propre cohérence intellectuelle.
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Lectures (rubrique téléchargeable) Télécharger
Auguste Comte. L'éducation positive, de Bernard Jolibert,
compte rendu de Gilles Ferréol, pp. 179-180.
Hannah Arendt : éducation et modernité, de Jean Lombard,
compte rendu de Bernard Jolibert, pp. 180-181.
Le Langage de l'éducation, de Israel Schaeffer,
compte rendu de Bernard Jolibert, pp. 182-183.
Éducation : le tournant de 1989, de Gilles Ferréol et Martine Le Gal,
compte rendu de Philippe Guillot, pp. 183-185.
Écriture et formation professionnelle. L'exemple des professions de santé, de Maryvette Balcou-Debussche,
compte rendu de Jean Chatillon, pp. 185-187.
Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles, sous la direction de Gilles Ferréol et Guy Jucquois,
compte rendu de Philippe Guillot, pp. 187-188.
Martinique d'antan. La Martinique au début du siècle, d'André Lucrèce,
compte rendu de Gilles Ferréol, pp. 188-189.
Les formateurs de l'IUFM publient...
présentation de Philippe Guillot, pp. 190-196.

NB. On a beaucoup glosé sur l'intitulé de ce numéro spécial offert à Bernard Jolibert à l'occasion de son départ à la retraite. Le terme "hommage" est évidemment utilisé ici dans son sens premier, à savoir "marque de respect et/ou d'admiration".

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